Anne de Xainctonge, fondatrice de la Compagnie de Sainte-Ursule

Née en 1567, fille d’un parlementaire dijonnais, Anne de Xainctonge arrive à Dole en 1596, en exprimant le projet d’établir une congrégation calquée sur celle des jésuites et destinée à l’éducation des jeunes filles. Ce n’est qu’au terme de dix années de luttes qu’elle parvient à instituer dans la capitale du Comté de Bourgogne, le 16 juin 1606, la compagnie de Sainte-Ursule, congrégation non-cloîtrée vouée à l’instruction des femmes et des filles.  Continuer la lecture de « Anne de Xainctonge, fondatrice de la Compagnie de Sainte-Ursule »

Prières pour obtenir de bons enseignants et éducateurs

Pour obtenir des vocations enseignantes

Seigneur, qui nous avez instruits à vous demander de bons ouvriers pour votre Église, nous vous supplions très humblement de jeter les yeux de votre miséricorde sur cette multitude d’enfants qui vous connaissent par la foi, mais qui ne vous glorifient pas comme ils devraient par leurs œuvres. Continuer la lecture de « Prières pour obtenir de bons enseignants et éducateurs »

Pie XII: Lettre sur la mission des religieux enseignants

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LETTRE SUR LA MISSION DES RELIGIEUX ENSEIGNANTS

(31 mars 1954)

La Lettre suivante a été adressée par Pie XII à Son Em. le Cardinal Valerio Valeri, préfet de la Sacrée Congrégation des Religieux :

PIUS PP. XII

EPISTULA AD EMUM P.D. VALERIUM S.R.E. PRESB. CARDINALEM VALERI, PRAEFECTUM S. CONSILII RELIGIOSIS ORDINIBUS AC SODALITATIBUS PRAEPOSITUM: DE APTIORE RATIONE AD IUVENTUTEM A SODALIBUS RELIGIOSIS RITE INSTITUENDAM.

 

Très cher fils, salut et bénédiction apostolique.Dilecte fili noster, salutem et apostolicam benedictionem.
Les Procureurs Généraux de huit Instituts Religieux Laïcs dont le but particulier et propre est l’instruction et la bonne éducation de la jeunesse, à la suite de leur Congrès annuel pour la France tenu l’an dernier à Paris, Nous ont adressé une lettre respectueuse pour Nous renseigner sur leurs activités et leurs projets, et ils Nous ont demandé avec une humble soumission de leur faire connaître Notre pensée paternelle, et de leur indiquer les moyens qui paraîtraient les plus propres à accroître toujours davantage et à perfectionner leur action.Procuratores Generales octo Religiosarum Sodalitatum laicalium, quibus est ex peculiari instituto cuiusque suo iuventutem rite instituere atque educare, postquam superiore anno Lutetiae Parisiorum annuum ex Galliae Natione conventum celebratum fuit, officiosas ad Nos dedere litteras, quibus et de rebus actis agendisque Nos certiores fecerunt, et a Nobis demisso observantique animo petiere, ut paternam ipsis mentem aperiremus Nostram, eaque indicaremus, quae ad auctiora in dies ac salubriora assequenda incrementa pertinere viderentur.
Volontiers, Nous le faisons très brièvement par cette Lettre. Tout d’abord, Nous Nous réjouissons de savoir ces Religieux adonnés avec un zèle industrieux et actif à la fonction qui leur est confiée et qui peut apporter à l’Église, à la Société civile, à la famille, une aide des plus considérables. Car il s’agit d’une affaire de grande importance. Les jeunes en effet, sont l’espoir en fleur de demain ; et sans nul doute c’est surtout de ceux qui se forment aux belles-lettres et aux disciplines de tout genre en vue de pouvoir non seulement gérer des affaires privées, mais encore assumer à l’occasion les charges publiques, que dépend le cours des événements futurs. Si leur esprit est éclairé de la lumière évangélique, si leur âme est informée des préceptes chrétiens et leur volonté fortifiée par la grâce divine, alors il est permis d’espérer que grandira une nouvelle jeunesse apte à surmonter heureusement les difficultés, les désaccords et les troubles qui nous mettent présentement dans l’angoisse, capable aussi d’établir enfin par son savoir, sa vertu, son exemple, une société meilleure et plus saine. Dans ce but travaillent aussi, Nous l’avons appris avec une grande consolation, les Instituts de Religieux laïcs, guidés par les sages règlements que leurs Fondateurs respectifs leur ont laissés comme un héritage sacré. Nous désirons qu’ils le fassent non seulement avec habileté, diligence et grand soin, mais encore animés de cet esprit surnaturel grâce auquel les moyens humains peuvent s’épanouir et donner des fruits de salut. Et tout particulièrement, Nous souhaitons qu’ils s’efforcent d’inculquer aux adolescents qui leur sont confiés la doctrine non seulement authentique et exempte de toute erreur, mais encore ouverte et adaptée, grâce aux techniques et aux principes que l’époque actuelle a introduits dans toutes les disciplines.Id presse breviterque per has Litteras facimus libentes; imprimisque gratulamur admodum quod hos sodales novimus in illud studiosa actuosaque voluntate incumbere sibi creditum munus, quod Ecclesiam, domesticum convictum, ipsamque civilem societatem iuvare potest quam maxime. Res enim magni momenti agitur. Iuvenes nempe florida futuri aevi spes sunt; ex iisque praesertim, qui humanioribus litteris omneque genus disciplinis instruuntur ut non modo privata, sed publica etiam munia aliquando suscipere queant, procul dubio pendet advenientis aetatis cursus. Si eorum mens Evangelii luce illustretur, si eorum animus christianis informetur praeceptis, eorumque voluntas divina roboretur gratia, tum sperare licet fore ut nova succrescat iuventus, quae difficultates, discrimina perturbationesque, quibus in praesens angimur, feliciter superare queat, et quae doctrina, virtute exemploque suo possit meliorem aliquando sanioremque componere societatem. In id religiosae quoque Sodalitates laicales, ut magno cum solacio novimus, allaborant, sapientibus illis ductae normis, quas Conditores cuiusque sui sacra quasi hereditate impertiere. Hoc cupimus agant non modo sollertia, diligentia ac sedulitate summa, sed superno etiam eo spiritu animatae, quo humanae res florescere salutaresque edere fructus possunt. Ac nominatim contendant optamus ut sibi crediti adulescentes doctrina imbuantur non tantum sincera et a quibusvis erroribus immuni, sed peculiaribus etiam artibus ac rationibus illis aperta et consona, quas in singulas disciplinas hodierna induxit aetas.

 

Mais ce qui est capital, c’est qu’à cette vie religieuse, qu’ils doivent eux-mêmes vivre intensément, ils puisent les forces surnaturelles par lesquelles ils pourront former à la vertu chrétienne les élèves commis à leurs soins comme le requiert absolument la mission que l’Église leur a confiée. Car si cette vertu est négligée ou rejetée, les lettres et les disciplines humaines n’ont aucune valeur pour donner la rectitude de vie ; bien plus, elles peuvent devenir, surtout à cet âge si impressionnable qui se tourne facilement vers le vice, des instruments subtils de perversion et par conséquent de malheur.Quod autem praecipuum est, ex religiosa, quam iidem debent impensissime vivere, vita supernaturales vires hauriant, quibus discipulos suis demandatos curis ad christianam virtutem conforment, quemadmodum munus ab Ecclesia ipsis concreditum omnino postulat. Hac enim virtute posthabita vel reiecta, nihil litterae, nihil humanae disciplinae valent ad rectam vitam instituendam; quin immo eadem fieri possunt, praesertim in cerea hac aetate, quae facile in vitium vertitur (cfr. Hor. Art. Poët. 163), callida pravitatis atque adeo infelicitatis instrumenta.

 

Qu’ils veillent donc sur les âmes des jeunes gens, qu’ils comprennent à fond et dirigent sagement leur caractère, leurs désirs secrets, leurs divers mouvements intérieurs parfois inquiets et agités, et qu’ils fassent en sorte, selon leurs moyens, que les erreurs qui sont un piège pour la vertu soient repoussées le plus tôt et le plus diligemment possible, afin que soient écartés tous les périls qui pourraient souiller la pureté de l’âme, et qu’autour d’eux, tout concoure à éclairer leur esprit par la vérité, ainsi qu’à régir droitement et fortement leur volonté et à l’exciter à embrasser tout ce qui est bien.Invigilent igitur iuvenum animis; eorum indolem, secretas eorum impulsiones, eorumque intimos motus, interdum inquietos ac sollicitos, intellegant penitus sapienterque moderentur; ac pro viribus accurent ut fallaciae, quae virtuti insidientur, quam primum et quam diligentissime propulsentur, ut quaevis pericula, quae animi candorem fuscare possint, removeantur, utque omnia circa eos ita succedant, ut, dum mens veritate collustratur, voluntas quoque recte fortiterque temperetur et ad omne bonum amplectendum permoveatur.
Ils savent certainement, ces religieux, que l’éducation des jeunes gens est l’art des arts et la science des sciences ; mais ils savent aussi qu’ils peuvent tout moyennant le secours divin, selon le mot de l’Apôtre des Nations : « Je puis tout en Celui qui me fortifie ». Qu’ils pratiquent donc le plus possible la piété, comme il convient à des hommes qui, sans être intégrés au clergé, sont pourtant véritablement membres d’un Institut Religieux laïc. Et cet Institut religieux, quoique composé presque uniquement d’hommes qui, par vocation spéciale de Dieu renoncent à la dignité du sacerdoce et aux consolations qui en découlent, est cependant en grand honneur dans l’Église et aide puissamment les Ministres sacrés eux-mêmes dans la formation chrétienne de la jeunesse. Comme il Nous a été déjà donné de le faire remarquer, « l’Etat Religieux n’est nullement réservé à l’un ou à l’autre des deux genres de vie qui, de droit divin existent dans l’Église puisque clercs et laïcs peuvent être Religieux au même titre ». Que si l’Église a donné aux laïcs aussi cette dignité et cette fonction, cela signifie certes très clairement pour tous que dans l’une et l’autre milice sacrée, on peut travailler très utilement, et à son propre salut et à celui des autres, par les règles et les principes canoniques particuliers qui les régissent chacune.Noscunt profecto Religiosi hi Sodales adolescentium educationem artem esse artium et scientiam scientiarum (cfr. S. Greg. Naz. orat. II; Mligne P. G. XXXV, 426), sed noscunt etiam se ex impetrato divino auxilio omnia posse, secundum illud Apostoli gentium: « Omnia possum in eo, qui me confortat » (Phil. 4, 13). Pietatem igitur colant quam maxime, ut eos addecet, qui quamvis « Religioni clericali » addicti non sint, sunt tamen in Religiosam Sodalitatem laicalem legitime adsciti (cfr. C. I. C. can. 488). Quae quidem Religiosa Sodalitas, quamvis fere unice ex iis constet, qui, peculiari Dei vocatione, sacerdotii dignitate iisque solaciis, quae ex eo oriuntur, renuntient, magno tamen apud Ecclesiam in honore est, ac sacros ipsos administros in christiana iuventutis conformatione summopere adiuvat. Siquidem, ut occasione data iam animadvertimus « status religiosus nullo modo reservatur ad unam vel alteram duarum partium, quae ex iure divino in Ecclesia exstant, cum tum clerici, tum laici itidem Religiosi esse queant » (Alloc. conventui generali ex universis Religiosis Ordinibus . . . Romae habito; A. A. S. 1951, p. 28). Quodsi Ecclesia laicos etiam hac dignitate et hoc munere donavit, id profecto luculentissime omnibus significat utramque sacram militiam posse, magna sane cum utilitate, et ad suam et ad ceterorum salutem peculiaribus illis canonicis rationibus ac normis, quibus unaquaeque regitur, allaborare.
C’est pourquoi que personne ne sous-estime les membres de ces Instituts, ni la fécondité de leur apostolat sous prétexte qu’ils ne sont pas élevés au Sacerdoce. De plus, Nous savons fort bien que ces Religieux instruisent et éduquent si bien les jeunes gens confiés à leurs soins, que parmi eux beaucoup qui paraissent appelés par une inspiration divine sont heureusement amenés à recevoir le Sacerdoce. Parmi ces nombreux élèves, il n’en manque pas non plus qui, avec grande distinction ont été appelés au nombre des évêques et même des cardinaux. C’est là, pour les Instituts religieux de ce genre, un nouveau titre à Notre estime et à celle de toute l’Eglise, comme à la reconnaissance des évêques et du clergé. Ils leur apportent en effet une aide puissante, non seulement en procurant aux jeunes gens une bonne éducation, mais aussi en suscitant, avec le secours de la grâce divine, de nouveaux candidats aux ordres sacrés.Quare nemo illarum Sodalitatum socios, eo quod ad sacerdotium non ascendant, itemque eorumdem apostolatus fecunditatem minoris aestimet. Nobis praeterea in comperto est eosdem ita adolescentes suae ipsorum curae commissos instituere atque educare, ut ex iisdem plurimi, qui videantur superno quodam afflatu vocari, ad sacerdotium suscipiendum feliciter adducantur. Neque defuere in horum discipulorum agminibus, qui et in sacrorum Antistitum et in Patrum etiam Cardinalium numerum summa cum laude adsciscerentur. Quamobrem hac etiam de causa, dum Religiosae id genus Sodalitates Nostram totiusque Ecclesiae debitam merentur laudem, sacrorum etiain Antistitum ceterique cleri gratam sibi conciliant voluntatem; quandoquidem adiutricem iisdem validamque navant operam non modo in recta adolescentium institutione procuranda, sed in novis etiam sacrorum Ordinum candidatis divina opitulante gratia excitandis.
Dans cette voie où ils sont entrés, qu’ils continuent donc à marcher avec un dévouement toujours plus joyeux ; et qu’avec les autres Ordres et Instituts religieux à qui est confiée la même mission, ils s’appliquent dans l’union et le zèle, à l’instruction de la jeunesse.Pergant igitur illam, quam institerunt, viam actuosiore in dies alacritate tenere; unaque cum ceteris Religiosis Ordinibus ac Sodalitatibus, quibus haec eadem causa credita est, in iuventutis institutionem educationemque concordi ac volenti animo incumbant.
 Nos, ut supplici prece divinum eis impetramus auxilium, ita huius auspicem peculiarisque benevolentiae Nostrae testem, cum tibi, Dilecte Fili Noster, tum singulis universis harum Sodalitatum moderatoribus, assectatoribus et alumnis Apostolicam Benedictionem amantissime impertimus.

Datum Romae, apud Sanctum Petrum, die XXXI mensis Martii, anno MDCCCCLIV, Pontificatus Nostri sexto decimo.

PIUS PP. XII

 

Prière à la Reine des Écoles Pies

Image de la Madonna delle Scuole Pie, vénérée au sactuaire piaristes de Frascati (Italie).

Vierge Marie, Mère de Dieu, vénérée dans cette image sacrée, confiée à la ville de Frascati par saint Joseph de Calasanz, invoquée avec le nom de Reine des Écoles Pies, nous vous honorons et vous remercions pour les faveurs que vous nous avez accordées dans tant de circonstances. Continuer la lecture de « Prière à la Reine des Écoles Pies »

Mère Clelia Merloni, apôtre du Sacré Coeur

En 1894, Clelia Merloni fonde à Viareggio une communauté religieuse pour la dévotion au Sacré Coeur, qui se consacre à l’apostolat scolaire. 

La vie de Clelia fut un calvaire: un prêtre dissipa les biens de sa congrégation et suite à des accusations injustes, sa charge de supérieure générale lui fut retirée. Plus tard, elle demandera même à sortir de sa propre congrégation pour ainsi apaiser les tensions entre les soeurs. C’est seulement deux ans avant sa mort, survenue en 1930, que Clelia obtiendra finalement la permission du Saint-Siège de retourner dans son institut, où elle mènera une vie cachée et consacrée à la prière. Continuer la lecture de « Mère Clelia Merloni, apôtre du Sacré Coeur »

Quelles sont les congrégations religieuses enseignantes de la Tradition catholique?

Après le Concile Vatican II, très peu de religieux ont choisi de rester fidèles à la liturgie traditionnelle. Un bon nombre d’entre eux est lié à la spiritualité dominicaine.

Voici une liste non exhaustive des congrégations qui ont maintenu la messe tridentine et qui se consacrent partiellement, voire principalement, au travail éducatif : Continuer la lecture de « Quelles sont les congrégations religieuses enseignantes de la Tradition catholique? »